Hommage
Grand-pa, Gros-pa, Papa, Jean-Marie, Chou, Grand Schtroumpf,
Nous savons tous a quel point tu pouvais détester les réunions protocolaires. Tu as donc entrepris, à notre grand désespoir, de repousser au maximum ta cérémonie. Aussi, j’ai également noté que comme à ton habitude, tu avais habilement esquivé les préparatifs. Mais rassure toi, aujourd’hui nous ne t’en tiendrons pas rigueur.
Jean-ma rie, Jean-marire, qu’avons-nous put rire en ta compagnie!
On dit souvent que l’humour est une gymnastique de l’esprit. Il faut bien l’admettre que tu étais un athlète! J’en veux pour preuve le nombre de roses sur ta boite. Aussi, lorsque nous évoquions ton improbable décès tu répondais invariablement : « Mon cercueil ? En sapin ! C’est bon pour les bronches ! ». Je t’imagine riant derrière ta barbe grise, tes yeux brillants de malice…
Tu étais une force. Une force tranquille, positive et rassurante qu’il était bon de sentir à ses côtés. Tu nous aidais inlassablement à soulever nos montagnes. Nous ne te remercierons jamais assez.
Mais tu étais bien plus… Tu étais notre petit chimiste, notre Mr Latrébuche, notre historien de la petite lucarne, notre têtue bourrique, notre distributeur de mouchoirs, notre fermier, notre dévoreur de presse (pas mécanique, papier), notre aquariophile, notre mr Laprovoc’, notre professeur de langage chatié pour enfants de moins de quatre ans, notre mr ossobuco, ou bien encore notre mr spaghettis (pas étonnant pour le fin gourmet que tu étais)…
Tous ensemble nous te saluons bien bas, toi l’homme de l’anciènne génération. Saches que depuis ce mardi 13 mars 2012, la chimay bleue a considérablement gagné en amertume.
Alors santé, saúde, proost, Grand-pa. Tu nous manques tant.
Laurent Thiry- 18-04-12